Les kanjis
I/Introduction
Les kanjis sont des caractères pour la plupart chinois (plus précisément de l'ethnie Han, s'où vient le mot
kanji : kan=Han et ji=caractère), importés au Japon depuis la Chine par les nombreux échanges
commerciaux afin de pouvoir écrire leur propre langue ainsi que la langue chinoise, la Chine
étant à cette époque la référence littéraire et morale de la haute société japonais (un peu comme la Grèce et la Rome
antiques lors de la Renaissance en Europe).
II/ Deux modes de lecture
Les kanji ont deux modes de lecture : la lecture ON (indiquée généralement avec des katakanas) et la lecture
KUN (indiquée avec des hiraganas).
Le premier mode de lecture cité, le ON, est le mode de lecture sino-japonais : les japonais ont repris la
lecture chinoise des kanji et les ont passés à la moulinette japonaise pour former des sons "complexes" pour
la langue japonaise, comme chû (dans ce genre de cas, vous pouvez quasiment mettre votre main à couper
qu'il s'agit d'une lecture ON). En général, ce mode de lecture est utilisé quand plusieurs kanjis
sont utilisé pour écrire un mot, comme dans 電話 (デンワ denwa, téléphone) où les deux kanjis sont prononcés en
lecture ON.
Mais ce n'est pas vrai dans tous les cas : on peut rencontrer une lecture KUN, comme dans 日本 (にほん,
nihon, Japon). La lecture KUN est la lecture purement japonaise d'un kanji. C'est elle que l'on retrouve le
plus souvent lorsque le kanji est seul dans un mot ou que le mot en question est un nom propre (ou un
prénom, évidemment).
Quelques uns furent définis alors comme étant des man'yōgana, des kanjis dont on ne retint que leur
prononciation et dont on mis à part leur signification afin de créer le premier syllabaire. Par la suite, leur
forme d'écriture a été modifiée jusqu'à obtenir une variante simplifiée, les hentaigana (non, ce n'est pas ce
que vous pensez) qui furent eux même simplifiés jusqu'à donner les hiraganas. Les katakanas ont été inspirés
par des parties de ces man'yōgana (voir l'image dans la partie concernant les katakanas)
suite en cours d’écriture